Salut a tous,
Salut Marc,

Voici donc quelques observations, par lieu, dans l'ordre du récit.

La dominique :

- Sur l'île, elle-même pas grand chose de plus. Nous avons déjà dit sur la liste que ça valait le détour, et notamment de faire le tour en taxi Co.
- Nous n'avons pas fait la Clearance, comme dans beaucoup d'autres endroits. Je n'aime déjà pas les formalités administratives, alors la bas. Nous n'avons jamais eut de soucis, mais je reconnais que c'est pas bien . Pas à conseiller sur ton site en tout cas !
- Tu ne signale pas de moustique dans le bar a la fin de la rivière. Nous en avions, peut être un problème de saison ?
- C'est aussi entre la Dominique est la Guadeloupe que j'ai vu l'un des plus beaux spectacles aux Antilles : un espadon (pas un bébé apparemment !) faisant moult bonds au dessus des flots, je pense qu'il était en train de chasser.

Marigot Bay:

La baie reste très jolie, malgré comme tu le dis, Mooring, le bar et le monde...
Mais en venant du Marin c'est le premier mouillage "typique", et ca impressionne toujours.
Il faut faire attention en arrivant, autant du sud que du nord, on voit l'entrée au dernier moment.

St Vincent

Bien vu le coup des lunettes et autres. Dans le même genre, je me suis laisse dire que l'école sur Mayreau (tobagos cayes) appréciait les cahiers, crayons...
Cette école est très "rustique", et je garde un souvenir ému de ce gamin qui nous a surpris dans "sa" classe (qui reste ouverte, même pendant les vacances). Nous sommes reste un moment a parler avec lui, autant par geste que par phrases...

Les Tobago cayes:

Une histoire raconte qu'un navire Angliche a pris une rouste de la part de corsaires français, (donc braves et courageux, of course), qui s'étaient astucieusement cachés entre Baradal et petit Rameau je crois, a laissé passer son poursuivant pour finalement l'attaquer courageusement par derrière !!

Personnellement nous mouillions rarement derrière Mayreau, sauf pour se positionner pour rentrer sur la Martinique. Mais la plage est effectivement très belle.
En général, on pose la pioche entre petit rameau et baradal (si je ne confonds pas les îles,...entre la plus proche de la barrière, et "celle du milieu"), de manière a voir petit tabac.
Mais c'est vrai que cet endroit peut être très fréquenté.
Je ne reprends pas mes histoires avec les pécheurs locaux...
On peut mouiller sur petit tabac, a l'entrée de la "baie", avant que la concentration de pâtés ne soit trop importante, et essayer de mettre l'ancre dans un endroit qui n'abîmera pas les coraux.
Y aller que par beau temps, ce n'est pas très sécurit comme mouillage: on est un peu au pied du mur. Si le vent se lève et que le bateau chasse, on peu se retrouver sur la barrière de corail des Tobago.

L'arrivée dans les Tobago peut se faire, en venant de Union par la passe Sud a la voile, mais il ne faut pas se louper: équipage bien rode aux virements de bords express, une personne a l'avant pour repérer les pâtés, ne pas avoir le soleil dans la figure...
Normalement on peut faire le tour complet de baradal a la voile, mais j'ai jamais essaye !!

Morpion:
Là aussi faire attention au soleil de face, et bien regarde pour passer. J'y ai vu les restes d'un cata démâté (et sûrement pillé !), posé là, avec de l'eau jusqu'au liston...
Mais le coin vaut le détour.

Bequia "Béqwoué" pour les locaux. Très beau. Le top, c'est de louer une moto (250cm3), mais en faisant attention, elles sont dans un état lamentable. On prend ensuite une route qui monte vers les élevages de tortue, il y a une plage et des petits chemins très beaux.
Vers 96 je crois, la baie n'était pas aménagée comme aujourd'hui (l'alignement de resto sur la droite du mouillage n'existait pas, LE ship était juste à coté de la plage...).
Il y a un spot de pêche en apnée (on est hors réserve il me semble), mais je le garde pour moi !!
C'est vrai que le bâtiment dont parle Marc fait tout a la fois, avec des méthodes de rangements très..." locales": des tas de papiers entasse dans les coins !
Nous avons beaucoup rit (et beaucoup fait rire) un douanier a qui, jeunes navigateurs prudents, nous demandions comment faire pour avoir la météo. Sa réponse ne se fit pas attendre.
Débonnaire, il nous dit : "Oh vous savez, il ne va pas neiger demain !!!"
Depuis, la seule météo qu'on prend (a la belle saison, attention quand même) c'est celle que l'on voit dans le ciel.

Ste Lucie:

Il n'y avait personne pour nous faire prendre la bouée à 2 pitons.
Nous n'avons pas paye, mais ce coup ci c'était involontaire !
La balade a terre vaut le coup. Nous avons marche jusqu'au village au nord de l'île.
Village sympa aussi, attention aux gens qui n'aiment pas (mais alors pas du tout) être photographies (valable partout dans les Antilles).

Entre Ste Lucie et Martinique:
dans le canal, la mer peut être assez forte, et le courant déporte sur le diamant.
Le courant est encore plus fort en approchant du diamant.
Nous l'avons remonter (le canal) au près serre, avec un génois a enrouleur explose (dernière couture déchirée), une grand voile a enrouleur en fin de carrière, comme un sac, et la barre de secours (barre à roue explosée), le moteur en vrac (inverseur quasi nase et presque plus de carburant) avec des creux, ...creux ! et bè on en a ch... le pire, c'est que c'est avaries ne sont absolument pas de notre faite, mais que le bateau était vraiment en fin de carrière (8 ans de loc' ca use !)

A ce propos, une dernière anecdote: ce fier vaisseau s'appelait "Pluton".

C'était à l'aller, en partant d'un casse croûte rapide en face des 2 pitons, pendant lequel j'avais déjà réparé les rivets du hale bas de bôme qui s'étaient fait la malle.
Equipe avec du matos pourri comme il se doit, j'y ai passe une heure (les autres ont eut le temps de bouffer, évidemment :-)
Donc, on part, en commençant à se poser des questions sur le bateau. La veille, nous nous étions rendu compte que le sondeur n'était pas étalonné, on avait faillit se mettre au tas dans l'anse du marin, alors que nous pensions avoir 2m d'eau sous la quille.
Nous partons donc confiants: le matin, j'ai trouve des gendarmes dans les haubans (pas la maréchaussée vous l'aurez compris)...

Bref, 10 minutes après le départ : explosion de l'inverseur.
Bon, soit...on met les voiles

20 min' après : poulies de barre à roue broyée !!.
Hum...avec sans froid, nous prenons la barre de secours (un vieux tube de chantier rouillé).

Nous voulions alors demander par VHF s'il valait mieux aller a St Vincent ou Bequia pour réparer (maintenant je pense que nous avions fait le bon choix: Bequia, mais je ne connais pas St Vincent)
J'ai été désigné volontaire pour cette tache diplomatique.
N'ayant qu'une vague idée (a l'époque...) des procédures d'appels VHF, me voilà, fier second d'une orgueilleuse épave, clamant dans le micro (en français s'il vous plaît):
"Allô la terre ?...Ici Pluton !"
J'ai mis quelques secondes à réaliser pourquoi tout le monde riait à gorge déployée, puis je suis allé prendre la barre...

Eric Monfouga